« Mon petit moi » âge du personnage: vingt et une années. citations: relations:
Sujet: « Inside my stoned head » Willem. UC Lun 15 Mar - 15:36
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willem tryntje mondrian. feat. Tom Sturridge.
21 ans. Déjà trop. Hollandaise. Qu'une origine. Musicien ou poète ? Les deux peut être. Et rien à la fois. Je n’ai jamais vraiment cru au destin, encore moins à un quelconque avenir pour ma débile personne. Pantin désarticulé en proie à l’incompréhension la plus amère. Je suis le jouet d’une existence merdique, à laquelle je ne peux que toujours plus me raccrocher. Le pas chancelant, la démarche mal assurée. On me force encore et encore à avancer vers un but inconnu, vers une démence subtilement aliénante. L’espoir me quitte aussi vite que la détresse m’accable. Je balance sans cesser entre l’envie de plonger dans l’infâme chaos qui me maintient vivant. Et puis la lumière la plus superbe qui me dédaigne, dès l’instant où je me glisse sous ses doigts irritants. Souvent, je m’accorde à quelque songe sans importance, puis finalement m’éteint, et laisse l’ombre de mon esprit prendre place dans cet organisme incertain. Il m’arrive de sourire, parfois même de rire aux éclats. En vérité, je ne comprends rien au monde. Et ne me comprends pas moi-même. Dans ma tête, une saloperie s’est invitée depuis ma plus tendre enfance. Elle s’est développée et semble s’amuser à me rendre fou et désespéré. Malade, disent certains. Dégénéré, chuchotent d’autres. Ordure, je dirais. Insipide et insignifiant gêneur, qu’il faudrait au plus vite éliminer avant qu’il ne propage sa mélancolie et son mutisme agaçant. Je ne les en blâme pas. Après tout, j’ai déjà mis un pied dans la tombe. A moitié mort, j'étouffe, m’exerce à devenir un fantôme. Une ombre que l’on aperçoit à peine, au coin d’une rue. Que l’on croise sans même s’en rendre compte. Crétin agaçant que l’on bouscule, car il ne vit pas au même rythme que le commun des mortels. Un cran de retard, ou d’avance. Rarement dans la mesure. Je joue une mélodie, qui brise la magique symphonie de ce cosmos pourri. J'offre des notes, aléatoires et sans saveurs.
your confessions
Il paraît que les rêveurs sont perdus d’avance. On me raconte depuis tout petit, que l'invention ou même le songe, ne servent à rien. La vie ne peut se construire sur des fantasmes, on ne peut se limiter à des désirs inavoués. Alors, au début j’ai essayé de leur expliquer, puis de les persuader. Peine perdue, tous restent sourds à mes tentatives. J’ai beau hurler, pleurer ou même geindre comme un enfant venant de recevoir une gifle. Personne ne peut comprendre. Isolé dans un monde dont j’aimerai m’extirper, je reste spectateur de ce délire vivant. Il m’arrive de devenir imitateur. Malgré tout, le statut d’acteur m’est impossible. Cet univers en constant mouvement, je le cerne autant que je m’applique à le fuir. Erreur de programmation d’un cerveau mou et dégueulant. Je suis le résultat d’un affreux mélange, d‘une confusion des genres. Bavure de deux êtres trop stupides et impulsifs, selon mon observation attentive.
Assit sur un banc, il regarde d’un air morne et désabusé les passants. C’est un gamin sans âge qui lorgne les visages, de ses yeux bleus malades. On ne lui connait qu’un vague surnom, les vieux du parc s’attardent parfois et lui font la discussion. Il n’est pas méchant, toutefois, beaucoup ne peuvent s’empêcher de le qualifier d’étrange, ou d’inquiétant. Il n’est rien, qu’une infime poussière propulsait dans l’immensité d’un paysage. Tantôt splendide et rayonnant. Soudainement effacé et chancelant. La normalité est pour cet ingénu haletant, une fascination attisant ses envies les plus folles. Il rêvasse trop fréquemment, il espère tellement. Jamais ce paradis stable et incompris de sa psyché ne lui sera accordé. On ne lui a pas clairement expliqué, il a juste finit par le comprendre. Et ne s'en ai pas fait une raison. Lente et douloureuse agonie, le monstre superbe est suspendu dans le vide. Le cou fermement enroulé autour de l'une de ces cordes râpeuses, il attend patiemment que la grande faucheuse coupe ce qui lui reste de souffle. Enfin, c'est ce qu'il croyait, il s'en était convaincu. Écœurante existence d'un aliéné prodige, mise à mal par une fragile poupée de chiffon.
under the skin
pseudo/prénom : babine. âge : majeure et vaccinée. où as tu connu le forum ? via Bazzart. un petit mot de fin ? pâquerette. slip. jambon.
Dernière édition par Willem T. Mondrian le Mer 7 Avr - 14:08, édité 16 fois
« Mon petit moi » âge du personnage: vingt et une années. citations: relations:
Sujet: Re: « Inside my stoned head » Willem. UC Lun 15 Mar - 15:36
« Je serais l’accident, sur le bord de ta route. La larme de poison, cachée entre les gouttes .» Les iris dilatées, les membres raides et le visage tuméfié. Un peu de sang perle sur la peau blafarde, les cheveux en bataille. N’est t’il pas magnifique ? Il est le virus d’une vie, il infecte les hommes encore debout comme à terre, il détruit les souriant. Remuant dans les veines à la manière de l’aiguille. Il perce la peau, il s’attaque au cœur. C’est une pourriture que ne s’arrêtera jamais. Une maladie dont les plus forts ne peuvent sortir indemne. Son esprit fuyant tourne autour des figures, il poursuit un avenir aveugle. Il est le saboteur de l’inconcevable. L’impalpable. Il ne jouit pas, il pleure. Il tremble, il souffre. Dans son royaume de mort, il n’est que servitude et fuite. Car personne ne pourrait l’aider, car personne ne pourrait le comprendre. Le jeu à bel et bien commencé, mais la partie pour lui est déjà terminée. Muré dans un silence criant, les rires sardoniques de ses bourreaux le terrorisent et s'immobilisent. L’absurdité misérable d’un alité sur son lit immaculé. Le demain ne compte pas, autant que le présent tellement craint. Valses entre les corps et les os. Les muscles se rouillent, le chant des sirènes déverse sa noirceur. Le mal ou le bien, le beau ou la laideur. Plus rien ne serait avoir d’importance, tant que le néant et l’inconséquent bercent sa mièvre platitude de décérébré baveux. Sauvage désertion, soldat mutilé à la mâchoire brisée. Inaccessible sont les braillements, entre la boue et l’eau rouge, il se noie et s’enfonce.
Sur le sol, le regard disparu dans l’immensité. Ses bras ne bougent plus, ses jambes rigides et tendues sont à la merci des plus gracieux. Qu’ils branlent et courent tout autour de lui, qu’ils le broient et le déchirent. Il ne prie pas, car l’enfant aux yeux bleus voit les plus merveilleux mirages, distendus et crevés. Willem s’appelle t’il. Les mésaventures du pantin sont abondantes. Il ne les évalue plus, car ses longs doigts fielleux sont fracturés. Il s’imagine d’infructueuses utopies. Il se maudit et se méprise, gamin à la logique pendante. La nuit aime l’entrevoir, alors que les tissus se frottent et se tailladent. Un dernier coup dans le visage, un coup de poing bien placé. Il crache le liquide rouge, il tousse, son abdomen se convulse et les silhouettes sombres ont un léger mouvement de recule. L’air lui est interdit, il s’époumone, ou se supprime dans une dernière et piteuse tentative. Fin. L’histoire se clôt, on le laisse crever en paix. Ferme ton cahier pauvre mec, t’es même pas foutu de te tenir toi-même en haleine.
Le petit carnet recouvert d’une pochette fine de cuir valdingue au travers les montagnes de vêtements, de disques et de livres. Une des tours s’affale sur le sol, le bruit se répercute sur les murs, vient cogner contre les parois en plastique, s’éternise un instant dans le creux d’un bocal vide et vient frétiller dans le liquide céphalo-rachidien du demeuré qu’est le beau brun suicidaire ou disons le, à l'humeur on ne peut plus variable. Le regard froncé, et les traits tirés, son stylo suit la route toute tracée de l'objet préalablement jeté. Le bruit est plus discret. Ça a pour effet de le faire souffler. Se laissant tomber en arrière dans le vieux fauteuil, sa tête percute le dossier mollement. Il espère que celle qui l'obsède en cet instant, viendra se confronter au raté qu'il est. Irritée et exaspérée du bruits et de son comportement immature, elle le lorgnera de ses yeux inquisiteurs. Qu'elle le déteste enfin, qu'elle le répugne et qu'elle le laisse finalement seul. Il bloque sa respiration, comme soudain en apnée. Pourquoi cette idée vaseuse s'introduit t'elle en lui ? Non. Il ne le faut pas. Willem ne veut pas. Qu'elle reste pour toujours auprès de lui. Qu'elle l'enchaine à ses maigres bras, qu'elle le soude à ses hanches, qu'ils se fondent pour l'éternité ensemble. Si le contraire se produisait, il ne s'en sortirait pas. Contraire, opposé, inverse, ennemi. L'ingénu ferme vite les yeux, il s'est perdu. Ça lui ferait presque mal, ça écorche sa poitrine.
blabla[/size]
Dernière édition par Willem T. Mondrian le Mer 7 Avr - 17:04, édité 39 fois
Sujet: Re: « Inside my stoned head » Willem. UC Lun 15 Mar - 18:11
OH MON DIEU ! tooooooooooooooooooom ! un très très très très bon choix d'avatar je l'aime tellement il nous faudra un lien, c'est obligatoire ! en tout cas, bienvenue !
Sujet: Re: « Inside my stoned head » Willem. UC Mar 16 Mar - 18:52
HAAAAAAAAAAAAAAAAAA je m'imaginais pas que mon malade allait être repris aussi vite, c'est beauu de plus rien que le début de la fiche me plait, t'as un style superbe ♥ bref si tu as des questions, n'hésite pas (a) & comme promis tu as tout mon amour !