Y. Tadeusz Oridor

Nombre de messages: 68 Age: 24 Crédit: Tenshi (L). Pseudo: M ; B ; Lala :3. Date d'inscription: 19/09/2009
« Mon petit moi » âge du personnage: 21. citations: relations:
 | Sujet: Tadeusz. Le prodige et le monstre ont les mêmes racines.(uc) Jeu 25 Fév - 16:56 | |
| Sais-tu ma petite fille pour la vie il n'est pas d'antidotes.




 © lj icons | Oridor, Yolka Tadeusz feat. Bill K.
« Je suis un petit garçon avec un prénom de fille, un peu comme un lion sans sa crinière. Enfin j'étais, car je ne suis plus Yolka, cette infamie qui m'a ternie ma vie jusqu'à ce je décide de l'exclure à coups de pieds enragés. Aujourd'hui Yolka est morte, alors qu'elle n'avait jamais existé et personne ne la regrette. Personne n'a le droit de regretter cet enfant du diable qui m'a tant fait mal. Aujourd'hui, je suis Tadeusz, un Tadeusz blessé et usé par une vie de seulement vingt et un ans et des gens qui m'ont trop malmené et qui se sont trop moqués de moi. Seulement, la bonté semble exister, car, si je suis née Martin, le destin a eu la gentillesse de me rebaptiser Oridor, sûrement la plus vieille famille Hollandaise et la plus sincère. Famille riche, certes, mais ô combien simple et accueillante. Sûrement la meilleure chose qui me soit arrivé de toute ma vie, le déracinement de Paris, la ville érotique et psychédélique de Gainsbourg pour la belle et morne Amsterdam. Et heureusement, les Hollandais vicieux et bêtes – qui, je vous rassure, ne sont qu'une partie de la population – ont au moins su me donner une chose parmi celles qu'ils m'ont retiré, la foi, l'inébranlable foi qui m'habite depuis une petite dizaine d'année maintenant. Loin d'être un fanatique qui croit à l'existence de Jésus Christ et son père dur comme fer, je suis plutôt un petit pratiquant qui se réfugie sous un aura rassurant, rien de plus. En ce qui concerne ma vie d'aujourd'hui, je vis dans un petit appartement depuis mes dix-sept ans, après un départ conflictuelles du domicile familiale, alors que j'avais passé chaque année de mes études dans un établissement scolaire différent, ne trouvant ma place nulle part. Peut-être est-ce finalement car je n'en ai pas. J'ai donc tout plaqué avec ma majorité et j'ai commencé à me débrouiller en tant que nègre pour des journaliste miteux ou en posant en tant que mannequins dans des magazines méconnus. Aujourd'hui cependant, grâce aux bonnes relations de papa et maman, je suis dans le marketing et je trempe légèrement dans la mode. Je suis un créateur, un fabricant d'idée si vous préférez. Celui qui est censé vous faire croire que le ciel est bleu et les poneys roses. Je suis cette enfoiré qui essaye de vous vendre des produits défectueux avec des mensonges. Oui, c'est moi. C'est moi cette ombre pendant les soirées arrosées qui n'osent m'approcher ni des filles ni des garçons. Je ne me donne pas à n'importe qui, n'importe comment, j'ai encore un semblant de dignité. Certains disent que je n'aime personne, d'autres que je suis trop timide et tendue pour allez m'éclater dans un lit. Non non, ce n'est pas ça. Juste que je n'aime pas cette nouvelle mode vulgaire de se découvrir pendant la nuit et de ne plus se reparler ensuite. Je suis sûrement un des derniers romantiques un peu dandy de ce pays. Mais qu'importe, ils peuvent dire ce qu'ils veulent car j'ai trouvé une supériorité qu'ils n'ont pas, j'écris. J'écris des choses bêtes, courtes, simples, naïves, violentes parfois, mais j'écris. Je me venge avec ma plume, j'abats toute la misère du monde sur un inconnu que j'ai vu traverser la rue le matin-même pour rendre mon coeur plus léger. Pour qu'ensuite, je puisse m'endormir sans me poser de questions. J'écris et ils hurlent en silence. Comme des chiens. »
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La véritable histoire ne comte pas, elle est banale, commune. Ce sont les personnages qui la façonne qui sont importants. [img][/img] 01 - Ah dure vie que d'être un nuage aux pays des étoiles !C'était à l'aube de ses huit ans, quand notre petit bambin timide n'était pas plus grand que vingt-six pommes misent en équilibre et que ses cheveux était encore d'un brun chocolat respectable. A l'époque, notre petit garçon qui semblait en passe de devenir un charmant mouton préfabriqué de la société ne savait pas que sa vie allait changer, pour toujours. Certains vous diront que c'est le destin qui lui a fait passer cette épreuve et Dieu qui a mis sur sa route une sainte vierge. Point du tout. C'était juste qu'a l'époque, Tadeusz n'était pas Tadeusz et les points de vue plus aussi ouverts et tolérants qu'aujourd'hui. En effet, qui, il y a environ quinze ans, aurait pu concevoir un petit garçon si féminin, qui, à huit ou à dix ans aurait pu concevoir qu'un petit garçon – adopté de surcroit – aurait pu se prénommer Yolka ? Personne, sûrement, et c'est ainsi qu'à son arrivée, le petit français avait déchainé les opinions dans sa petite école du quartier bourgeois, scandalisant les parents et laissant béat les enfants. Eh, bien des fois, par des plans innocents et bancales, ses camarades de classe et les petits hippopotames joufflus qui leur servaient de grands frères tentèrent de découvrir le leur. Etais-ce vraiment un garçon sous ses airs d'ange qui rougit à chaque fois que l'on prononce son nom, à chaque fois qu'on le fixe ? Sûrement pas, ou alors la nature avait trop bu le jour où elle avait dessiné son portrait. Non, il fallait que tout les petits hollandais diaboliques en aient le coeur net, qu'ils découvrent la vérité, qu'on arrête de leur mentir au sujet de cette chose qui semblait être un garçon-fille. Et ce fut ce jour précis, un deux mai pluvieux, qu'ils décidèrent d'attendre le petit Yolka qui rentrait chez lui en courant autant qu'il pouvait, son cartable lui servant de parapluie de fortune et ses chaussettes blanches chuintant à chaque fois qu'il avait le malheur de poser son pied. Il approchait de l'énorme chêne qui trônait au milieu même de l'immense parc et qui servait d'abri aux chiens mouillés autant qu'au amoureux, et eux, un groupe d'une dizaine de petits êtres dont le doyen ne dépassait pas dix ans, l'attendait derrière le tronc avec pour seule arme toute la conviction et le sens de morale que leurs parents ne leur avaient jamais appris.
« C'est lui, c'est lui, attrapez-le ! » cria un immense garçonnet au ventre imposant et au visage tellement joufflus que l'on avait du mal à apercevoir ses yeux. En rugissant cela, il avait presque sauté sur Tadeusz et ce dernier, surpris par cette imminente atteinte de gras, tomba à terre. « Sus à la fille-garçon ! » renchérit un petit bâton binoclard qui sautillait partout en criant des choses absurdes et motivant ces camarades. « Laissez-moi, laissez-moi tranquille ! » couina la petite chose frêle qu'était Yolka, terrifié par tant de colère à son égard. « Laissez-moi ! Qu'est-ce-que vous voulez, je ne vous ai rien fais ! A l'aide, à l'aide ! » Il avait beau crier, personne ne semblait l'entendre au milieu de l'étendue végétale inondée par une pluie battante qui étouffait les cris des enfants et les camouflait à la vue de tous. Il était terrifié alors que les immondes choses qui étaient sensées être ses camarades le soulevait du sol, l'immobilisant alors qu'il se débattait sans relâche, comme une pauvre biche blessée qu'on essaye de porter mais qu'on a pas réussi à achever. Il se débattait, donnait des coups, osait même pousser sa défense par des jurons et des menaces, mais rien n'y fit, les affreux diablotins ne lâchaient pas l'affaire, aussi bien qu'aux bouts de quelques minutes, la petite victime finit par arrêter de se débattre, arrêter de crier, arrêter de lutter, à bout de souffle alors que quatre des plus grands garçons lui immobilisèrent respectivement les jambes et les bras, aussi bien que le pauvre petit martyre ne touchait plus le sol. « T'es calmé la chochotte ? » grommela le sauvage avide des poulets gras du dimanche qui avait commandé l'attaque. « T'es calmé ou pas ? » Yolka, qui avait encore du mal à retrouver sa respiration, hocha la tête alors que deux larmes faisaient une timide apparition aux bords de ses yeux. « Bon, qui est-ce qui lui baisse le pantalon ? » cria-t-il, comme pour donner du courage à ses troupes. « Hein ? Non, non, ne faites pas ça ! » ce fut Yolka qui, avec une soudaine énergie retrouvée, s'agita de nouvelles, donna des coups de pieds, de poings, crachant, jurant, implorant les cieux et pleurant comme il n'avait jamais pleuré. La pluie avait repris de plus belle alors que le meneur, un peu gêné du fait que personne ne veuillent s'adonner à la tâche, regardait Yolka se débattre « Bon bah... » déglutit-il. « Arrêtes de bouger la fille ! Arrête je te dis ! » s'énerva-t-il, tout en donnant un coup de poing rageux dans le fragile ventre de Yolka, qui s'immobilisa sur le coup. « Maintenant que tu n'as plus d'adultes pour te protéger, on va tout savoir la chochotte, alors vous êtes prêts ?! » lâcha-t-il dans un rugissement inhumain, alors qu'il baissa le pantalon de Yolka dans l'approbation générale de tous ses camarades.
Quelques minutes après, alors que, se lamentant comme un chien qu'on aurait battu, Yolka se serra sur lui-même en position foetale pour pleurer toute l'eau de la Terre en tenant son pantalon avec une telle ardeur que ses mains auraient pu traverser le tissu, les bambins mal-élevés avait commencé à se disperser. Ne restait plus que l'énorme enfant qui le regardait, sûrement déçu de n'avoir vu que l'atroce vérité qu'on lui avait dit sur son camarade de classe. Yolka était un petit garçon, rien de plus, rien de moins. Sûrement déçu du fait que tous ses fantasmes se soient envolés de la sorte, il parti en lançant un dernier regard rempli de haine vers la chose qui pleurait bruyamment sur le sol. Cependant, Yolka eut un hoquet de surprise qui surgit d'entre ses larmes quand il découvrit une petite forme qui resta alors que son mercenaire, en partant, venait de la révéler. « Hé... » La forme, qui se révélait être une petite fille avec les cheveux courts en bataille et des habits classiques débraillés, s'approcha doucement de lui. « Non, ne t'approche pas, laisse-moi tranquille ! Tu es comme eux, va-t-en ! » gémit Yolka tout en se blottissant contre l'arbre, attendant de lui comme une protection divine. « Non, je ne suis pas comme eux. Je ne voulais pas que ce gros lard de Mülls te baisse le pantalon. Moi, je voulais qu'on aille fouiller dans tes papiers à l'école ! » se défendit le petit ange blond qui s'assit à côté du petit garçon avec un sourire presque mesquin. « Eh puis j'avais raison, tu es un garçon... Allez viens Verdakyl, j'te ramène chez toi, j'habite pas loin ! » puis elle se leva, comme si de rien n'était, tendant une main victorieuse à l'humilié. « Je ne m'appelle pas Verdakyl, tu ferais mieux d'apprendre correctement le nom de tes victimes... » grommela Yolka tout en se levant, seul, et commençant à marcher, gardant toutes fois ses distances avec la jeune fille et serrant fort son cartable contre lui, comme si ce dernier pouvait lui offrir un quelconque réconfort. « Tu préfères Yolka ? Parce que ce prénom de poursuivra, il te poursuivra aussi longtemps que la débilité poursuivra Mülls ! » s'excita-t-elle, tout en faisant de grands gestes de ses bras, alors que la pluie semblait lui donner une seconde coupe de cheveux. « C'est moche Verdakyl. Et puis d'abord lâche-moi, je vais tout dire, je vais tout dire à mes parents et vous irez tous en prison, tous ! Et plus personne ne me fera jamais du mal ! » il accéléra le pas, tout en vociférant ses paroles, pensant qu'elles pourraient le protéger d'une quelconque secondes offensives... « Rêve pas Verdakyl, les enfants ne vont pas en prison, surtout quand leurs parents ont de l'argent. Mais reste avec moi, moi, je te protégerais des vilains, moi, je vaux mieux qu'eux. » dit-elle doucement alors qu'ils arrivaient doucement devant l'immense portail qui marquait l'entrée de la propriété des Oridor. « Et pourquoi je te ferais confiance à toi ? Tu ne les as pas empêché de me faire cette horreur... Tu n'es qu'une petite fille aussi impuissante que moi... » dit-il, la main sur la poignée, hésitant à ouvrir. « Oui, mais maintenant, tu es mon Verdakyl. Tout à l'heure tu ne l'étais pas, c'est pour ça que je n'ai rien fait. Mais demain, tu vas voir, ils te laisseront tranquille... Oh, et puis moi, c'est Calixte. J'habite en face de chez toi, monsieur je-ne-sais-pas-qui-sont-mes-voisins. Alors à demain Verdakyl. » chuchota-t-elle, alors qu'elle s'éloignait en sautillant comme une petite chèvre, les mains dans les poches, la pluie commençant à effacer sa silhouette. Le double fictif.  | pseudo/prénom : M ; B âge : 14 ans bien rempli =). où as tu connu le forum ? Par une Chose débordante d'affection et hyperactive. un petit mot de fin ? Vous savez, c'est bien la première fois que je vois un Kirby vert |
Dernière édition par Y. Tadeusz Oridor le Mer 3 Mar - 16:44, édité 6 fois |
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